Ah là. C'était "a hateful hateful stupid hateful day" jusqu'à ce que je rentre chez moi et découvre quelque chose qui m'a tellement fait éclater de rire que j'ai réveillé mes pauvres parents, mais j'en passe.
(Qu'est-ce que les chats font à courir sur la glace à 1h du matin dans le froid...un après l'autre en plus jusqu'à ce qu'un d'eux se met à courir dans le sens inverse quand il a compris que s'il mettait une patte de plus, il allait se faire réduire en boule de poils.)
Dès que j'ai mis les pieds dans l'hôpital, j'ai découvert la disparition de mon cellulaire. Encore. (Pourtant, je l'avais dans les mains pas longtemps avant de quitter l'auto.) Ce n'était pas parce que je voulais le mettre sous silence...il est sur silence depuis plus de 4 mois en fait. Je ne vois juste l'idée de jouer avec le son quand je passe presque la plupart de mon temps dans le besoin de rendre mon cellulaire muet. Le gros problème est que j'ai bien de la misère à l'entendre jouer de la musique pour le retrouver quand j'ignore où j'ai bien pu l'égarer.
On commence à relever nos soins du soir de nos patients, quand on se fait chicaner par l'assitante-chef du matin, comme quoi on a mis le bordel sur le département. Il n'y avait pas d'assitante-chef hier et j'ai fait toute la paperasse que j'avais jamais fait auparavant: monter un dossier, inscrire les soins, relever les prescriptions au moins six fois pour être certaine que je n'ai pas fait d'erreur, etc. En quelque part, je sais que le message n'est pas directement pour moi, mais quand même, quand tu es déjà de mauvaise humeur...
Tout cela parce qu'une infirmière de nuit à chiâler gros-gros que les documents des patients et eux-mêmes étaient tous mêlés. Quant à moi, je crois que le problème était que quand elle posait des questions aux autres, elles ne savaient pas quoi répondre. (Seriously, what can we do? On était 2 infirmières aux études, donc qui travaillent à peine, deux infirmières sans permis (duh! c'est normal d'être encore perdue...des fois) et un infirmier régulier qui slack tellement qu'il a toujours tout fini avant 23h30 et s'écrase devant l'ordi.) Bon, donc quand j'ai vu l'inf de nuit aujourd'hui qui m'a suivi hier et raconté tout cela, elle semblait avoir un blanc de mémoire et me dit qu'il n'y avait pas de problème avec mon service, que je n'ai rien laissé derrière. Ah bien oui, et quand je pèse sur le bouton 'descendre' de l'ascenseur, elle me dit, "ne le prend pas personnel, mais vous laissez trainer les machines et des déchets, et c'est très agaçant, alors ramassez, sinon moi je jette tout." Ah sérieusement là, comme si j'allais ramasser derrière mes collègues et voire que mon non-existance changera quelque chose.
...Et quelques jours plus tard...
Hehehe, je ne suis plus en overtime!! =) Maman a de la misère à fixer un deuxième souper de famille parce qu'il y a toujours quelqu'un qui travaille. Écoutez-bien, j'ai beau ne pas m'être amusée durant les vacances, mais que voulez-vous? Il faut bien accepter la réalité un moment donné. Et, ce n'est pas comme si j'avais de quoi plus intéressant à faire pour tuer mon temps. En plus, le travail n'est pas très pénible ces temps-ci *knock on wood*. Ce qui est drôle, c'est qu'il y a quelques semaines, j'avais lu dans un livre d'horocoscopes que la famille va prendre plus de place et que je vais passer du bons temps avec eux. C'était bien le temps que j'étais chez mes cousines. Ce n'est pas ma chambre, ce n'est pas aussi comfortable...mais au moins, ce n'était pas ma maison. Et le meilleur, c'est qu'une des deux soeurs étaient toujours là, alors je n'étais jamais seule. Évidemment, malgré cela, ma mère a demeuré si proche à travers un téléphone.
Oh, il s'est mis à floconner dehors. Tout blanc tout beau, mais tout froid. Surtout quand mon père est carrément hors de lui-même dû à l'alcool (uh-huh) et qu'il a envoyé quelqu'un pour venir me chercher, mais qu'après 30 min à rester sous la neige dehors et 1 bus de manqué, il est finalement venu et vu que j'avais trop froid, j'ai juste embarqué dans le dernier bus. J'espère que maman ne fera pas une grosse affaire quand papa sera à la maison.. Ma mère aime pas ça quand il dit qu'il viendra me chercher après le travail et qu'il me laisse dehors. Ouais, quand j'avais 16 ans...j'avais un peu peur. Maintenant, certains trucs te passent juste trop par dessus la tête, j'avais froid et c'est à peu près ça. (Ce n'était pas la fin du monde, pendant que j'attendais, j'ai remarqué deux chats dans la vitrine d'un magasin... j'ai mis ma main mitainée contre la vitre et le chat a mis sa patte à bout aussi blanche contre la vitre et on a joué jusqu'à ce qu'il quitte avec son ami.)
Ça l'écoeure que je ne fais pas plus attention. Ça l'écoeure que je lui réponds 'j'en ai aucune idée' quand elle me demande comment je ferais pour rentrer à la maison si jamais mon père ne vient pas te chercher à l'hôpital et que je n'ai pas lift. (Oh et elle pense que le taxi est dangereux, alors oublions ça.) M'en fou moi. Je verrai bien quand ça l'arrivera. (Et j'ai beau avoir dit un moment donné qu'au pire, je dormirai à l'hôpital, mais non c'est hors de question.)
Two last points before closing up, it's speechlessly-funny when even a doctor comes up to me to complain about another nurse. 'I'm a stranger, you know?' And then...I'm thinking maybe, I've so gotten used to be stepped on that, I can't help it but be careless and do nothing about it. There's a type of light pain that your nerves get used to and after a while, it doesn't hurt anymore. However, there're still some things we'll never get used to, right? If not, Life would be too boring, isn't it?
This is probably the last entry for 2008...so see you next year.
29.12.08
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