[This belongs to 2010 Christmas times, after jotting down a few words, I didn't quite want to post it. But this weekend, which is not my regular schedule, I got back to work after a week away from the city, makes me want to say, how patients can be despicable at times.]
Je n'aime pas. Sérieusement, je n'aime pas les mauvais mots. J'aime encore moins quand on m'insulte pour ce que je n'ai pas eu le contrôle dessus. Je n'aime pas perdre patience devant mes patients, donc malgré leur comportement, au malheur de mes collègues, je sourie et continue à leur parler doucement, jusqu'à ce ma patience est à bout et que je n'ai pas le choix de jouer à l'hypocrite. On me dit d'être direct avec ces personnes et de leur expliquer que ce qu'elles disent c'est impoli. Excusez-moi, mais ces personnes ont plus du double de mon âge et tu n'es pas assez mature pour te rendre compte que tu ne démontres aucune gratitude envers les personnes qui prennent soins de toi en les insultant et bien je ne sais plus quoi dire.
Mon aventure de neuf jours commence avec mon retour au sein de ma famille à Hôtel-Dieu. Je suis contente de les revoir et il semble de même pour elles avec plein de calins! J'ai souhaité pour aucun décès cette année et mon voeux s'est réalisé. Par contre, j'ai reçu d'autres surprises.
Donc la veille de Noël, à 9h du matin, dans une chambre double, j'ai deux patientes ayant congé dont une confuse qui s'est mise nue et l'autre, une ancienne infirmière qui pleure parce qu'elle ne peut pas descendre de son lit pour se laver. Je suis occupée avec la priorité et j'entend cette dernière dire, "t'es une petite nouvelle, tu n'y connais rien." Je lui répond à travers le rideau, "Madame, ça fait trois ans que je travaille ici, je suis juste partie en congé d'étude." Vous savez très bien que les infirmières sont les plus difficiles à soigner (pire que les médecins), allez chercher pourquoi. Un peu plus tard, lorsqu'elle apprend qu'elle doit rentrer à la maison avec sa sonde urinaire et que le rendez-vous n'est pas pris tel que son médecin lui a promis la veille, elle me jette en hûrlant et tremblant, "vous êtes toutes des vaches, mais que des incompétentes, je reprend ma boîte de chocolat (pcq elle allait nous la donner) et je ne partirai pas sans mon rendez-vous" et j'en passe. Je suis arrivée au boulot tranquille et voilà, elle a réussi à m'énerver en 5 min. Elle sait pertinemment que je n'étais pas là la veille et que je n'y peux rien si les médecins promettent des choses et que ce n'est pas fait. Tout le personnel sait que c'est férié pour les 4 prochains jours et donc impossible d'établir un rendez-vous.
Cela n'est pas tout, vu que je viens de réapparaître dans le décor, mes amies ont passé la journée à se plaindre de l'unité, comme quoi tous les patients sont des princes et des princesses et qu'il faut négocier pour les moindre soins.
Je suis en 'safe mode', en conservation d'énergie pour la semaine, c'est donc à peine si je lis mes courriels, mais quelle différence dans l'atmosphère d'un hôpital à un autre. J'avais le goût de crier "mais fermez-vous la gueule et travaillez, merde." C'est à peine si tu as commencé ta journée, qu'elles se plaignent déjà! Eh ben oui, c'est ce que je suis en train de faire, mais on a épuisé ma patience aujourd'hui.
J'avais beau être zen, mais tout le monde était sur les nerfs. Il me semblait que Noël, c'est supposé être la paix.
Il y a une jeune patiente que mes collègues ont eu à tour de rôle pour 1 journée chaque étant donné qu'elles n'étaient pas capables de la supporter. J'en ai pris soins pour 3 jours et aujourd'hui, lors de son congé qu'on a passé la fin de semaine à négocier vu qu'elle ne voulait pas rentrer chez elle, elle m'a sorti, "fuck, mais merde, je ne vais pas faire mon pansement toute seule. Je reste ici.". Si vous avez suivi, c'est férié, donc le CLSC pour les soins à domicile n'est pas disponible jusqu'à mardi. Cette dame dans sa quarantaine a refusé de marcher jusqu'à quatre jours après son opération au sein!!! Et habituellement, on se lève le lendemain de l'opération, hein les amis? Apparement, sa porte de chambre était entre-ouverte et elle a crié "close this fucking door". Sa famille est toujours à son chevet, mais personne ne peut prendre s'occuper d'elle rendue à la maison? Cela me prenait 10 min pour lui convaincre de prendre le même médicament qu'elle prend depuis des jours pour soulager sa douleur. Mais bordel!
Et pour en finir, pendant que j'écris tout cela, il y a la cousine qui veut emprunter mes manettes Wii demain, mais qui a oublié de les prendre tantôt. Elle veut que je les met dans un taxi rendu au boulot jusqu'à son travail et qu'elle va les payer après avec des billets de taxi. Dire qu'elle m'avait chicanée parce que j'ai utilisé un de ces billets pour rentrer quand j'étais trop épuisée. De plus, je dois l'appeler quand ce sera fait à son poste de travail, parce qu'elle ne reçoit pas les sms?! Demain, je fais mon manager nurse donc déjà je dois arriver plus tôt et attendre le taxi pour des manettes ou sinon elle passera chez moi les prendre à 5h du matin. Ben oui toi..., je n'ai pas de boîte à lettres, que c'est compliqué pour des manettes et ma mère qui de s'en mêler pour empirer le tout. Après, cousine dit que je suis de mauvaise foi. On se demande pourquoi. Fine, je vais le faire. Tant mieux s'elles arrivent à destination.
Ces histoires ont peut-être l'air bien immatures et dans la vraie vie, elles sont encore plus ridicules. Je n'ai pas l'air de connaître ça moi, des journées simples et normales. Toujours prise dans la zone grise, comme le dit Norman.
26.12.10
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